Le gouvernement guinéen a finalement accordé un moratoire de six mois sur la production des sachets plastiques utilisés pour le conditionnement des eaux minérales et minéralisées. Une mesure qui vise notamment à garantir la continuité de l’accès à l’eau potable et à préserver le pouvoir d’achat des populations.

Alors que l’interdiction des plastiques à usage unique entre progressivement en vigueur en Guinée, les autorités ont décidé d’accorder un délai supplémentaire aux producteurs de sachets destinés au conditionnement de l’eau.

Dans un communiqué diffusé ce mercredi 7 octobre, le gouvernement justifie ce moratoire de six mois par la nécessité de préserver « le bien-être des populations », tout en assurant la continuité de leur accès à l’eau potable et en contribuant à la maîtrise des prix des produits de première nécessité.

Cette mesure concerne exclusivement les sachets utilisés pour le conditionnement des eaux minérales et minéralisées. Elle ne constitue donc pas une suspension générale de l’interdiction des plastiques à usage unique.

Ainsi, les autres objets et emballages plastiques concernés par le décret du 21 septembre 2024 restent soumis aux dispositions prévues par la réglementation en vigueur.

À travers ce moratoire, les autorités entendent ainsi concilier les impératifs de protection de l’environnement avec les enjeux liés à l’approvisionnement des populations en eau potable et à l’évolution des prix sur le marché.

Le délai de six mois devrait également permettre aux acteurs concernés de s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires et de rechercher des solutions alternatives au conditionnement plastique de l’eau.

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