L’Observatoire national autonome de supervision du référendum constitutionnel (ONASUR) a animé, ce mercredi 6 mai, une conférence de presse à son siège situé dans à Dixinn, une des 13 Communes de Conakry, autour du thème : « Processus électoral apaisé et participation citoyenne ».
À cette occasion, le président de l’institution a lancé un appel appuyé à l’endroit des acteurs politiques guinéens, en particulier aux candidats engagés dans les élections législatives et communales prévues le 31 mai prochain.
Dans son intervention, Dr Sékou Koureissy Condé a insisté sur la responsabilité majeure des acteurs politiques dans la préservation de la paix sociale durant le processus électoral. « Les deux précédentes élections se sont déroulées dans le calme et la quiétude sociale. Nous souhaitons vivement que le comportement électoral lors des prochaines échéances suive et dépasse ce que nous avons vécu en 2025 », a-t-il déclaré.
Le président de l’ONASUR a également mis en garde contre toute forme de dérive sur le terrain politique. Selon lui, les campagnes électorales ne doivent en aucun cas être assimilées à des espaces de confrontation ou de violence.
« Les candidats doivent comprendre qu’ils ne vont ni à la chasse, ni à la bagarre, encore moins pour créer des incidents. Ils évoluent dans un environnement électoral apaisé, construit autour d’une vision et d’une gouvernance que nous avons collectivement suivies et assumées », a-t-il martelé.
Au-delà des enjeux immédiats, le patron de l’ONASUR voit dans ces élections une opportunité de renforcer durablement la culture démocratique en Guinée. Dr Sékou Koureissy estime que le scrutin du 31 mai 2026 pourrait constituer une référence en matière de pratiques électorales.
« Les résultats de ces élections permettront à la Guinée d’affirmer une nouvelle culture électorale. Les élèves et les universités en feront un objet d’étude », a-t-il soutenu.
Rappelant les fondements de la démocratie, il a souligné que celle-ci repose sur le suffrage universel, les libertés publiques et l’État de droit, où nul n’est au-dessus de la loi.
« Lorsque ces principes sont réunis et acceptés, le développement et la prospérité deviennent nécessaire », a-t-il conclu.
Mamadou Kouyaté 628-38-09-89



