Conakry, 29 avril, l’ancien président de la délégation spéciale de Matam, Badra Koné, a comparu ce mercredi devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), aux côtés de sept coaccusés, dans une affaire portant sur un présumé détournement de fonds publics estimé à 240 milliards de francs guinéens.
Les prévenus sont poursuivis pour un large éventail d’infractions, notamment détournement de deniers publics, corruption d’agents publics, faux et usage de faux en écritures publiques, escroquerie, prise illégale d’intérêts, conflit d’intérêts, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.
Le procureur Charles Wright a adressé une mise au point ferme à Badra Koné, rejetant toute tentative de se retrancher derrière un engagement politique pour échapper à la justice.
« On ne se sert pas d’un parti politique pour échapper à ses responsabilités », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « Dire que je suis du GMD, parti au pouvoir ndlr, ça c’est votre engagement politique. Votre engagement politique ne saurait vous soustraire à la justice. »
Dans une mise en garde sans ambiguïté, le magistrat a insisté sur la détermination du parquet à mener la procédure à son terme : « Même si vous êtes le président de l’institution parlementaire en devenir, vous serez poursuivi jusqu’au dernier retranchement si les faits sont avérés », a martelé le procureur près de la Crief, Alphonse Charles Wright.
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