Ce mardi 3 mars marque le quatrième jour de la guerre au Moyen-Orient opposant les États-Unis et leurs alliés à l’Iran. Ce conflit provoque, à l’international, une hausse immédiate et significative des cours du pétrole et du gaz, en raison des craintes de perturbations dans le détroit d’Ormuz (par lequel transite 20 % du pétrole mondial).

Le prix du baril de Brent a augmenté de plus de 13 %. Une hausse mécanique des prix à la pompe est attendue, notamment en Europe, sous deux à trois semaines, pouvant aller de quelques centimes à plus de 20 centimes selon l’évolution du conflit.

Cette situation n’est pas sans conséquences à court, moyen et long terme sur le prix du carburant en Afrique. Déjà à Conakry, des propriétaires d’engins roulants, de véhicules et de motos ont pris d’assaut, tôt ce mardi matin, certaines stations-service afin de se procurer du carburant par mesure de précaution.

Le constat était visible aux environs de 8 heures, le long de l’autoroute Fidel Castro, ce 3 mars. Dans de nombreuses stations-service, des clients formaient de longues files d’attente pour s’approvisionner en carburant, alors qu’il n’y a pratiquement pas de crise de carburant pour le moment en Guinée, ni même de rumeurs à ce sujet.

Il convient de souligner qu’à l’international, le baril de Brent a dépassé les 82 dollars, contre 60 à 70 dollars auparavant. Les tensions près du détroit d’Ormuz et les attaques contre des infrastructures au Qatar et en Arabie saoudite font ainsi craindre une pénurie.

Selon des spécialistes, ces attaques pourraient avoir des impacts majeurs sur le carburant d’ici fin mars 2026, entraînant une augmentation des prix en Europe. Toutefois, il n’existe pas de risque de pénurie immédiate grâce aux stocks disponibles.

DMK