Le lundi 16 mars, deux bébés ont trouvé la mort dans une bousculade au marché Madina, alors qu’ils étaient attachés au dos de leurs mères, selon des témoins oculaires. À la suite de ce drame, l’accès au marché Madina a été interdit aux femmes portant des nourrissons.

Ce mardi 17 mars, un journaliste de votre site d’information générale Letemoinfo.com s’est rendu au marché Madina pour constater si la mesure prise est réellement respectée à la lettre. Sur le pont Madina, le journaliste a aperçu un homme vigilant, courant dans tous les sens, le front en sueur, à la recherche de femmes portant des bébés dans la foule afin de les faire rebrousser chemin.

Ce père de famille, qui affirme n’avoir été mandaté par personne pour cette tâche, pose un acte citoyen qu’il estime salvateur en cette période de forte affluence. « Il faut qu’on s’entraide », s’est-il confié à notre micro avant de poursuivre.

« Les autorités ne peuvent pas tout faire. Les citoyens aussi doivent s’impliquer dans le processus de développement de notre pays. Le lundi 16 mars, quelque chose de grave s’est produit ici, au marché Madina. Deux enfants sont morts dans une bousculade alors que leurs mères les portaient au dos », a déclaré Mohamed Sacko.

Selon lui, les policiers qui régulent la circulation sur le pont Madina se concentrent principalement sur les motards, laissant passer les femmes portant des bébés au dos, ce qui pourrait entraîner d’autres drames dans cette période de grande mobilisation des citoyens venus de tous les coins de Conakry.

« C’est pourquoi j’ai décidé de bloquer l’accès au marché à toute femme portant un bébé au dos jusqu’après la fête. Je n’ai été mandaté par aucune autorité ni par une tierce personne. Je le fais de ma propre initiative, pour mon pays, afin d’éviter que d’autres innocents ne meurent au marché Madina en cette période de grande affluence, à moins de deux jours de la fête », a-t-il conclu.

Mamadou Kouyaté
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